L’écoute et le partage sont les bases de toute relation constructive.
Carnet de campagne
“L’erreur peut arriver, bien sûr, mais reconnaître ses erreurs c’est une marque de respect et d’humilité.”
Dans tout projet collectif, l’écoute n’est pas un principe abstrait : c’est une manière concrète d’agir et d’apprendre de ses erreurs comme en témoigne cette colistière.
Comment avez-vous eu envie de rejoindre ce projet collectif ?
Isabelle Delayre. Je travaille depuis longtemps au service des collectivités, c’est un univers que je connais bien. J’ai fait une partie de ma carrière dans la fonction publique territoriale, donc j’ai une bonne connaissance du fonctionnement des institutions locales. En parallèle, j’ai passé plus de vingt-cinq ans comme sapeur-pompier volontaire, une expérience qui m’a profondément marquée. Cela m’a appris le sens du collectif, de l’intérêt général et du service rendu aux autres. Pour moi, participer à un projet local, c’est une continuité naturelle de cet engagement : être actrice de la vie de la cité, comprendre, échanger et contribuer.
Connaissiez-vous déjà la tête de liste avant votre rencontre pour cette campagne ?
Oui, je la connaissais depuis plusieurs années, d’abord à travers ses fonctions publiques, puis plus personnellement au fil des rencontres sur le territoire. Nous nous croisions régulièrement lors de manifestations culturelles, d’inaugurations ou d’événements locaux. Ce que j’ai toujours apprécié chez Myriam, c’est son attitude : toujours avenante, conciliante, à l’écoute. Ce sont des qualités humaines essentielles, que ce soit dans un rôle d’élue ou simplement de citoyenne. L’écoute et le partage sont à mes yeux les bases de toute relation constructive.
“L’écoute et le partage sont à mes yeux les bases de toute relation constructive.”
Comment s’est passée votre première rencontre dans le cadre de ce nouveau projet ?
Elle m’a reçue à son domicile, dans un cadre très simple et convivial. Ce n’était pas une réunion “officielle”, mais plutôt un moment d’échanges sincères. Elle voulait savoir avec qui elle s’engageait, connaître la vision et les motivations de chacun. De mon côté, j’ai surtout insisté sur ma volonté de défendre l’intérêt général et le service public, tout en respectant la liberté et les initiatives locales. Ce moment a permis de poser les bases d’une relation de confiance.
Comment se déroule le travail collectif au sein du groupe ?
C’est une démarche vraiment collégiale. Nous sommes nombreux, donc les points de vue sont variés, mais c’est justement ce qui fait la richesse du groupe.
Chacun apporte son expérience, sa sensibilité. L’intelligence collective, c’est ça : prendre en compte chaque individu, écouter les différences et en faire une force commune.
La tête de liste est très attentive à cela. Elle repère les qualités de chacun, veille à l’équilibre des échanges, et s’assure que toute les personnes puissent s’exprimer, même les plus réservées.
“L’intelligence collective, c’est ça : prendre en compte chaque individu, écouter les différences et en faire une force commune.”
Vous évoquez souvent la “qualité relationnelle”. Comment la définissez-vous ?
Pour moi, c’est avant tout une attention à l’autre, c’est savoir observer et comprendre les personnalités. Certains sont plus extravertis, d’autres plus discrets, mais tous ont quelque chose à apporter. Je veille à ce que chacun puisse trouver sa place. L’écoute, la bienveillance, le respect des rythmes et des émotions de chacun sont essentiels pour construire ensemble.
Et dans vos échanges avec les habitants ?
Au local de campagne, le samedi, on accueille les gens. Ils viennent discuter librement de sujets du quotidien et d’idées pour la commune. L’important, c’est de leur laisser la parole. C’est souvent de ces conversations simples que naissent les réflexions les plus intéressantes. La proximité, c’est ce qui donne du sens à l’action publique.
“C’est souvent de ces conversations simples que naissent les réflexions les plus intéressantes.”
Quel regard portez-vous sur la relation entre citoyens et élus aujourd’hui ?
À l’échelle nationale, j’ai souvent le sentiment qu’il existe une forme de déconnexion. Les responsables politiques peuvent manquer d’écoute, ils évoluent dans une bulle. Les citoyens ont besoin de reconnaissance et d’attention. À l’inverse, les élus locaux sont directement confrontés aux réalités du terrain et, parfois, à la colère ou à la frustration. Ce n’est pas simple, mais c’est aussi ce qui rend leur rôle essentiel. L’erreur peut arriver, bien sûr, mais reconnaître ses erreurs, écouter les retours, et chercher ensemble une solution, c’est à mes yeux une marque de respect et d’humilité.

